Verrière du bas : Fondateurs d’ordres religieux

Verrière du bas : Fondateurs d’ordres religieux

Ces verrières présentent six fondateurs ou réformateurs de la vie religieuse, quatre hommes entourés par deux femmes.

De gauche à droite :

  • Sainte Thérèse d’Avila († 1582) : Réformatrice du Carmel, docteur de l’Église.
  • Saint Bruno († 1101) : Fondateur des Chartreux, il est représenté avec un crâne dans la main, comme on le fait souvent pour les ermites et les grands ascètes.
  • Saint Benoit († 547) : Il porte la crosse abbatiale et les verges de la discipline.
  • Saint Bernard († 1153) : Principal artisan de la réforme cistercienne, docteur de l’Église.
  • Saint François de Paule († 1507) : La présence du fondateur des Minimes dans cette galerie de fondateurs est assez surprenante, car il est loin d’avoir la notoriété des cinq autres saints qui l’entourent.
  • Sainte Scholastique († 543) : Sœur de saint Benoît, elle porte la crosse d’abbesse bénédictine.

Verrière centrale : Les apôtres et les prophètes

Verrière centrale : Les apôtres et les prophètes

Les douze apôtres sont représentés trônant aux pieds du Christ en majesté, selon la parole de Jésus à ses apôtres : « En vérité je vous le dis, à vous qui m’avez suivi : dans la régénération, quand le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous siégerez vous aussi sur douze trônes, pour juger les douze tribus d’Israël. (Matthieu 19, 28) »

Les apôtres portent un symbole classique, souvent tiré du récit de leur martyre, qui permet de les identifier dans l’iconographie, ou simplement un livre, pour rappeler qu’ils ont été les premiers propagateurs de l’Évangile. Contrairement aux saints dominicains de la nef et aux prophètes qui les entourent, leur nom n’est pas mentionné. Ces vitraux étant vus de loin, le dessin en est nettement moins raffiné que celui des saints dominicains de la nef, comme cela se voit très bien sur les cartons du P. Danzas.

Verrière ouest.

Ils sont entourés, dans de petits médaillons latéraux par les seize prophètes de l’Ancien Testament. Ceux-ci sont représentés sans attributs particuliers, mais chacun porte une banderole mentionnant son nom.

C’est donc toute l’histoire du salut qui est présentée sur cette grande verrière ouest : au sommet, le Christ, ensuite Marie, Joseph et Jean Baptiste, puis les apôtres et les prophètes, puis les fondateurs d’ordres religieux qui ont proposé une manière de vivre conforme à l’évangile.

Apôtres ouest.
  • Verrière la plus à gauche, de bas en haut :
    • S. Jude, portant un livre
    • Dans les médaillons, les prophètes Agée, à gauche et Jonas, à droite
    • S. Matthieu, portant l’évangile
    • Dans les médaillons, les prophètes Abdias, à gauche et Zacharie, à droite
    • S. Jacques le Mineur, portant un livre
  • Deuxième verrière en partant de la gauche
    • S. Barthélemy, représenté selon l’usage avec le couteau ayant servi à le dépecer lors de son martyr.
    • Dans les médaillons, les prophètes Amos, à gauche et Michée, à droite
    • S. Simon, avec la scie de son martyr
    • Dans les médaillons, les prophètes Osée, à gauche et Nahum, à droite
    • S. Pierre, portant les clefs
  • Troisième verrière en partant de la gauche
    • S. André, portant sa croix. Voir ci-contre le dessin du P. Danzas pour la réalisation de ce vitrail.
    • Dans les médaillons, les prophètes Joël, à gauche et Jérémie, à droite
    • S. Thomas, portant la lance pour rappeler qu’il a mis le doigt dans le côté ouvert du Christ ressuscité.
    • Dans les médaillons, les prophètes Isaïe, à gauche et Ezéchiel, à droite
    • S. Mathias, avec le glaive de son martyr
Apôtres ouest
  • Quatrième verrière en partant de la gauche
    • S. Philippe, portant un livre
    • Dans les médaillons, les prophètes Sophonie, à gauche et Habaquq, à droite
    • S. Jean l’évangéliste, portant l’évangile, symétrique de saint Matthieu, l’autre apôtre évangéliste
    • Dans les médaillons, les prophètes Daniel, à gauche et Malachie, à droite
    • S. Jacques le Majeur, portant un livre

Verrière supérieure : Le Christ en majesté

Verrière supérieure : Le Christ en majesté

  • Au centre un médaillon à neuf lobes : le Christ en majesté.
  • A gauche, un médaillon à six lobes : l’annonce faite à Marie par l’ange Gabriel
  • A droite, un médaillon à six lobes : saint Joseph avec l’équerre de charpentier et le lys de la chasteté, et saint Jean-Baptiste portant une croix, vêtu d’une tunique en poil de chameau.

Les dessins du P. Danzas pour la réalisation des deux médaillons latéraux :

Clefs de voûte

Elles ont été posées en deux temps. Les six premières en partant de l’abside, ont été posées lors de la construction, en 1860 :

Clef de voûte 1 (abside)

Blason de S. Dominique, avec les attributs habituels du saint : l’étoile, le chien et la torche, le lys de la chasteté, et une palme, attribut plus rare de saint Dominique, car c’est habituellement un signe de martyre. Ces deux derniers attributs se retrouvent fréquemment dans les blasons de l’ordre, « symbole de la pénitence allant au besoin jusqu’au martyre, et de la pureté, y compris de la pureté doctrinale » [1]


Clef de voûte 2 (au dessus du chœur)

Blason du couvent avec les initiales IHS, en référence au Saint Nom de Jésus. On retrouve ce blason à la base des grandes verrières latérales du chœur :

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Clef de voûte 3 (au dessus de l’autel)

Blason de l’ordre des Prêcheurs. Il a été ici simplifié car sa représentation habituelle comporte une croix dont les branches se terminent en fleur de lys.


Clef de voûte 4

Blason du cardinal de Bonald, archevêque de Lyon, qui a procédé à la bénédiction de l’église le 16 août 1863.


Clef de voûte 5

Blason du pape Pie IX.


Clef de voûte 6

Blason de la ville de Lyon.


Les trois dernières clefs de voûte, posées en 1878, sont en cours d’identification. Il s’agit probablement des blasons de bienfaiteurs ayant contribué à la construction de l’église, comme c’était l’usage.

Clef de voûte 7


Clef de voûte 8


Clef de voûte 9

Notes

[1Henri-Marie Féret, o.p., Les armoiries ou blason de l’Ordre des frères Prêcheurs, in Mémoire Dominicaine (29), Cerf, 2012, p. 43