Assignation des frères étudiants

Cette semaine a eu lieu l’assignation des frères étudiants.

Bienvenue au frère Sylvain

28 septembre 2015 : après Vêpres, la communauté s’est rassemblée au chapitre pour la lecture de la pagelle d’assignation du frère Sylvain DETOC, de la Province de Toulouse.

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Lecture de la pagelle d’assignation


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Le frère Sylvain en « venia »


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Accolade fraternelle

Célébration de l’ouverture du Jubilé pour le VIIIe centenaire de l’Ordre des Prêcheurs

Au cours des premières vêpres du 32e dimanche, après la lecture biblique, la prédication a été assurée par le frère Michel Demaison, sous-prieur du couvent, en l’église du Saint-Nom-de-Jésus, le samedi 7 novembre 2015

« Vous avez raison de fixer votre attention sur la parole des prophètes, comme sur une lampe brillant dans l’obscurité jusqu’à ce que paraisse le jour et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs. Car vous savez cette chose essentielle : aucune prophétie de l’Ecriture ne vient d’une intuition personnelle. En effet, ce n’est jamais la volonté d’un homme qui a porté une prophétie : c’est portés par l’Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu »
(Deuxième épître de Pierre, 1, 19-21)

Pourquoi célébrer un jubilé ? Pourquoi se réjouir tout spécialement de durer au long du temps ? Cette jubilation n’est-elle pas une manière de conjurer la peur de disparaître ?

Nous avons tous eu l’occasion de participer à des fêtes familiales ou amicales célébrant des personnes de grand âge. Quand celles-ci ont encore bon pied bon œil, il est attendrissant de deviner chez elles une fierté de leur longévité. Nous nous en félicitons avec elles, non sans une pointe de nostalgie, car chacun sait – et le jubilaire le premier – que le nombre des années ne fait que rapprocher de leur fin.
Qu’en est-il des institutions ? En quoi donnent-elles motif que nous soyons fiers de leur permanence ? Huit siècles de présence dominicaine dans l’histoire des hommes peut nous apparaître comme une sorte de record. Mais l’Ordre bénédictin en a près du double. Et on pourrait trouver des exemples de millénaires dans les traditions chrétiennes d’Orient et d’Occident. D’ailleurs aujourd’hui, à l’ère de l’ultrarapide et du jetable, cette persévérance dans l’être prêterait plutôt à la critique, ou du moins au soupçon. Certes, des monuments, des œuvres artistiques et littéraires qui défient les siècles, sont considérés comme des valeurs essentielles à l’humanité. Mais que des modes de vie, des « Règles », des constitutions et des coutumes très anciennes suscitent encore des vocations personnelles pour répondre à des missions bien ciblées, qu’un tel ensemble organique, a priori instable, puisse se transmettre presque à l’identique de générations en générations, comment est-ce possible ? quel sens cela a-t-il pour nos contemporains ? C’est ici qu’à l’attendrissement des fêtes de jubilaires se substitue notre étonnement admiratif, c’est ici que la joie se donne libre cours sans se ternir de nostalgie ni de la peur de disparaître.

Car nous ne célébrons pas une longévité charnelle, ni purement historique, ni même institutionnelle. Nous célébrons le présent, l’aujourd’hui, d’une alliance spirituelle, il vaudrait mieux dire mystique, celle de l’éternité avec le temps. Notre Ordre réalise, dans son histoire particulière, originale, avec ses élans et ses affaissements, avec les capacités et les limites de ses membres, quelque chose de l’Alliance éternelle que le Christ a scellée avec l’humanité pour la sauver. Sa durée repose sur notre fidélité à cette Alliance qui est notre raison d’être. Et parce que nous la recevons comme un don, sans mérite de notre part, notre action de grâce pour le passé est pure de tout orgueil ou suffisance, et notre regard vers l’avenir est rempli d’espérance. Nous avons tenu, nous tenons et nous tiendrons pour autant que nous demeurons fondés sur le Christ, que nous accueillons l’Esprit qu’il donne à son Eglise, et en elle, à nous tous.
Le Frère prêcheur ne s’autorise pas de lui-même, comme son nom l’indique, puisqu’il reçoit d’un autre sa mission de prêcher et qu’il n’est pas l’auteur de ce qu’il prêche. Mais ce nom, qu’Honorius III a approuvé explicitement comme distinctif, nous le devons à saint Dominique lui-même, à son génie, ou plutôt à sa docilité à l’inspiration, car « c’est porté par l’Esprit Saint que cet homme a parlé de la part de Dieu » (1 Pierre 1, 21). Il a su répondre à une situation d’urgence où était attaquée la vérité de l’Evangile par une invention audacieuse pour son époque, qui s’est avérée juste et prophétique, et dans cette mesure même elle était vraiment prudente au sens plein que notre frère saint Thomas donne à la vertu de prudence, surélevée par la grâce. Si ce lancement en 1216 n’a pas fait long feu, s’il a dépassé l’occasion contingente de son point de départ, c’est que l’Esprit l’a relancé par des reprises, des réformes, des inventions nouvelles, que d’autres occasions historiques ont suscitées et qu’une tradition théologique puissante et féconde a nourries et préservées de déchirures irréparables.

Nous venons de prier, à travers quelques figures qui habitent et éclairent notre église, tous les saints et saintes de l’Ordre. Mais que seraient-ils, qu’auraient-ils de vraiment dominicain, s’ils n’avaient été attirés, puis formés, encouragés, et aussi contestés, parfois corrigés, par d’autres frères et sœurs, foule anonyme répandue dans presque tous les pays du monde ? Leur sainteté eût été autre, et leur œuvre aussi, s’ils n’avaient reçu l’héritage spirituel, intellectuel et apostolique qui se transmet depuis saint Dominique.

Voici les bases qui ont permis à l’Ordre de traverser les siècles : par la grâce de Dieu et en fidélité à saint Dominique, l’équilibre et la souplesse de notre fonctionnement institutionnel assurent aux communautés un tissu solide, bien qu’il soit toujours à repriser et à renforcer, et en même temps la possibilité reste toujours offerte aux personnes de déployer l’originalité de leurs dons au service de la prédication. Car une parole ne porte que si elle va d’une personne à une autre personne. C’est ainsi que l’Evangile ne devient pas lettre morte.

À chaque étape de notre intégration dans la vie dominicaine, nous demandons la miséricorde de Dieu et celle de l’Ordre. Nous ne demandons rien d’autre parce que rien n’est plus nécessaire. La demander, la recevoir, c’est la condition pour la prêcher en vérité. Chaque fois que nous le faisons, nous allumons une petite lumière en attendant, comme dit l’épître de Pierre, que « le jour commence à poindre sur ce monde » sans miséricorde, et que « l’astre du matin se lève dans nos cœurs », le Christ Jésus.

Invitation pour l’ouverture du Jubilé

En 2015, l’Ordre des Prêcheurs fête ses 800 ans...

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Journées du patrimoine

Cette semaine ont eu lieu la journée du patrimoine au couvent.

Le conseil provincial

Messe de rentrée de la paroisse

Cette semaine a eu lieu la messe de rentrée de la paroisse.

Ouverture du Jubilé dominicain

Pèlerinage du Rosaire

Du 6 au 10 octobre 2015, treize frères de la communauté ont participé au pèlerinage de Lourdes dont le prédicateur était le frère Philippe DOCKWILLER, sur le thème « La joie de la mission ».

Rencontre avec les frères étudiants

Cette semaine a eu lieu la rencontre des frères étudiants au couvent de Lyon.

Visite des soeurs du monastère de Chalais

Le mot du prieur

Cette année, les dominicains fêtent leur 800e anniversaire. Leur présence à Lyon s’enrichit avec l’arrivée des jeunes frères en formation.

Depuis l’origine, les dominicains sont installés à Lyon. D’abord sur la presqu’île jusqu’à la Révolution. Leur couvent occupait tout le pâté de maison entre la place des Jacobins, la rue Zola et la rue des archets. En 1856, les dominicains sont de retour. Ils s’installent dans le quartier des Brotteaux. Ils construisent une belle église, encouragent avec Pauline Jaricot la prière du rosaire, animent la vie sociale du quartier.

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Aujourd’hui, ils vivent toujours dans ce couvent lumineux et restauré. 24 frères, dont six jeunes qui étudient à la faculté de théologie. A Lyon, les frères sont au service de l’Eglise sous des formes multiples. La prédication en paroisse, la responsabilité pastorale des communautés portugaises, chaldéennes et vietnamiennes, la paroisse du Saint Nom de Jésus dans le sixième. Les frères sont engagés également dans la pastorale des jeunes (scoutisme, aumônerie du centre scolaire Saint-Thomas d’Aquin- Veritas Oullins, Mornant, Saint Genis Laval, Givors). Deux frères enseignent à la catho. Deux frères sont aumôniers d’hôpital. Deux frères animent le pèlerinage du Rosaire à Lourdes. Plusieurs frères accompagnent des groupes de laïcs et de nombreux chrétiens en entretiens spirituels. Au couvent, l’Agora tête d’or est un centre de conférences rayonnant sur les rapports entre la foi et la raison, l’Eglise et le monde.

Fr. Ph. Verdin, prieur du couvent du Saint-Nom de Jésus.